Pologne : L’extrême droite anti-européenne, anti-russe et #homophobe, montre les poings à #Varsovie

L'impopularité croissante du gouvernement, l'homophobie, un nationalisme europhobe et les sentiments anti-russes historiques alimentent l'extrême droite en Pologne qui a fait une démonstration de force lors de la fête de l'Indépendance du pays célébrée le 11 novembre.

Lors de la marche, qui a réuni lundi environ 20.000 personnes, selon la police, et 50.000, selon les organisateurs, des groupes de jeunes cagoulés ont brûlé une guérite de police devant l'ambassade de Russie et lancé des pétards sur le terrain de l'ambassade.

Ils ont également attaqué des squatteurs d'extrême gauche, endommagé des voitures, et brûlé sur une place une installation artistique représentant un arc-en-ciel en fleurs symbolisant la tolérance.

Ces sentiments sont attisés par la droite nationaliste et l'extrême droite, notamment depuis l'accident de l'avion présidentiel polonais en avril 2010 en Russie. Des théories du complot circulent à ce sujet en Pologne.

"Mais ces sentiments anti-russes ne sont qu'un élément parmi d'autres qui forment la vision du monde de ces manifestants", a indiqué le sociologue Edmund Wnuk-Lipinski.

Parmi eux se trouvent des sympathisants des mouvements des Jeunesses de la Grande Pologne et du Camp national radical, marginales sur la scène politique polonaise et sans aucune représentation au Parlement, rejoints par des hooligans de différents clubs de football.

"Leurs slogans sont aussi anti-européens, homophobes et anti-gouvernement", précise le sociologue.

Un discours qui porte d'autant mieux que le gouvernement du Premier ministre Donald Tusk est en berne dans les sondages.

"Avant tout, on craint une invasion de la culture occidentale gauchiste qui depuis des années 60 s'est déversée sur le terrain de notre civilisation latine basée sur des fondements complétement différents. Cette culture, cette globalisation qui nous vient d'Europe occidentale, elle nous apporte des valeurs complètement opposées à notre religion et à notre culture", a indiqué Tomasz Palasz, président des Jeunesses de la Grande Pologne, un des organisateurs de la marche.

"Les jeunes Polonais de droite sont opposés à la légalisation de l'avortement et des mariages homosexuels. Ils rejettent la promotion de la débauche", a-t-il précisé.

Les leaders de l'extrême droite polonaise clament une coopération avec des mouvements similaires d'autres pays d'Europe centrale, de Croatie et de Hongrie, entre l'Adriatique et la Baltique. Et ils déplorent "la dérive centriste" de la présidente du Front National français Marine Le Pen.

Pourtant, selon l'analyste politique Eryk Mistewicz, la Pologne ne risque pas une explosion de mouvements d'extrême droite, "même s'il s'agit de groupes très bruyants".

La marche nationaliste faisait partie d'une multitude de manifestations diverses organisées en Pologne à l'occasion de la Fête de l'Indépendance, et la seule où l'extrême droite ait réussi à faire parler d'elle.

"La Pologne n'a élevé aucun Jean-Marie Le Pen et on n'en voit aucun à l'horizon. Ce que ces groupes font en Pologne ce n'est pas de la politique c'est du banditisme pur", a-t-il estimé.

Cependant, les Jeunesses de la Grande Pologne doivent décider prochainement de se présenter ou non aux élections européennes.

Et "si les Polonais s'absentent de trop, l'extrême droite risque d'y jouer un rôle", a prévenu Jacek Kucharczyk, président de l'Institut des affaires publiques, une think tank polonais importante.

>> Warsaw - Poland was in hot water on Tuesday after ultra-nationalist rioters went on the rampage outside the Russian embassy in Warsaw, igniting a diplomatic row with Moscow.

The violence, which marred Polish independence day on Monday, reflects growing far-right and anti-Russian sentiment in Poland, an ex-communist country and European Union member.

The havoc erupted as between 20,000 and 50,000 people surged through Warsaw in a march organised by far-right groups, many wearing balaclavas and carrying lighted flares.

The protest turned violent as rioters set alight two cars and a guard's booth outside the Russian embassy. Twelve police officers were hospitalised after demonstrators threw stones and bottles, while 72 protesters were detained.

The Russian foreign ministry on Tuesday summoned Polish Ambassador Wojciech Zajaczkowski and demanded an apology.

It also criticised what it labelled a delayed police response to the unrest and called for the "punishment of the guilty and for such provocations not to be allowed to happen in the future", according to a ministry statement.

Russia's ambassador in Poland, Alexander Alexeyev, for his part requested a meeting with the foreign ministry and told reporters he regretted the "permanent, hysterical anti-Russian campaign" in Poland.

The Polish foreign ministry expressed its "deep regret over the violent behaviour and incidents that occurred near the embassy."

The two countries have a history of complicated relations marked by centuries of conflicts. Post-Communist Poland's integration into the West as an EU and NATO member is an ongoing source of tension.

That antagonism often bubbles to the surface on the anniversary of November 11, 1918, when Poland won back its independence after being wiped off the European map for 123 years in a three-way carve-up between Russia, Prussia and the Austro-Hungarian Empire.

An official independence day event went off without a hitch on Monday, before the far-right groups went on the rampage, prompting Polish foreign ministry spokesman Marcin Wojciechowski to tweet: "There is no justification for hooliganism."

The groups included the marginal All-Polish Youth and the National Radical Camp, whose members are mainly football hooligans.

Many demonstrators demanded the resignation of Prime Minister Donald Tusk's unpopular centre-right government, while others evoked assassination conspiracy theories over a plane crash that killed Polish president Lech Kaczynski in 2010.

Anti-Russian sentiment has increased since the presidential jet went down in thick fog while approaching Smolensk airport in Russia. The crash killed 96 people including Kaczynski, brother of the current head of the conservative Law and Justice opposition party.

The groups also espouse euroscepticism and oppose abortion and gay marriage.

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