C’est l’histoire d’une jeune fille « Susie Salmon » assassinée qui, depuis l’au-delà , relate et observe sa famille sous le choc de sa disparition.
Progression de l’enquête, répercussions sur les uns et les autres, prises de conscience, nécessité de continuer la vie, sous le coup des communs qui vous soutiennent qu’il faut quand même tourner la page etc.
C’est à peu près le synopsis tel que présenté mais en fait, bien que plus ou moins boudé par la presse, ce film c’est un véritable chef d’oeuvre! Un drame fantastique, peut-être un peu sombre parfois, très éprouvant mais magnifique de sensibilité. Pour ceux qui auront connu le livre d’Alice Sebold, l’imagerie vous semblera peut-être excessive ou trop inspirée des iconographies du genre (on l’a lu dans les commentaires), mais il s’agit quand même d’une interprétation un peu plus libre que la nouvelle originale.
Depuis toutes les convenances scientifiques, religieuses, expériences de l’après-vie, conscience hors du cerveau, mécanique quantique, réalité ou pas des multivers, entre-mondes et autres perceptions intuitives, champs vibratoires etc., Peter Jackson, également réalisateur de la célèbre trilogie du « Seigneur des anneaux » signe avec ce film une bouleversante expérience spirituelle. Un beau témoignage et une tentative probable pour certains de thérapies de deuil.
Intuitions des plus jeunes à prendre en compte, ouverture et évolution nécessaire de l’être humain, rester à l’écoute de ceux qu’on aime, des véritables préoccupations… pour ne pas se reprendre au final le retour du bâton.
Voire même, se fier aux réactions, quand bien étranges de nos animaux de compagnie, qui dans certaines situations s’avèrent bien plus réceptifs que la plupart d’entre nous en ce qui concerne les sensations de bien ou de mal, d’amour et de manque.
La planète semble bien ainsi entrer (cinématographiquement en tout cas) dans la découverte et l’étude d’une cinquième dimension.
Et pour ne pas finir sur une touche trop synthétique du paranormal, on se doit de féliciter le choix du casting. Un véritable travail d’interprétation. On se retrouve pratiquement à ressentir, anticiper et vraiment comprendre ce qui se passe dans l’âme de chacun.
Même si l’apparition de la divine « Suzanne Sarandon » est un peu trop succinte, on en aurait voulu encore et encore et l’héroïne, « Saoirse Ronan », malgré son âge, est définitivement criante de vérité!
« Vous pourrez tenter de noyer vos chagrins mais, ils savent nager.. »
Alors fiez-vous à vos familles, ou agissez pour en avoir. Les amis, lorsqu’on sait les choisir, font très bien l’affaire également.
Sans en raconter d’avantage, c’est un mélange de « Dead Like Me », voire même le type de narration post-mortem dans l’intro de la série « Desperate House Wives » (lol) pour nous présenter les personnages, implications, intrigues.. mais ce n’est pas non plus le « 6e sens ». Alors, on vous souhaite une longue vie heureuse car c’est le principe du film!








