Décès à l’âge de 92 ans de l’écrivain et académicien français Jean d’Ormesson

Le romancier s'est éteint dans la nuit de lundi à mardi à son domicile de Neuilly (banlieue parisienne), victime d'une crise cardiaque, a précisé sa fille, l'éditrice Héloïse d'Ormesson. "Il a toujours dit qu'il partirait sans avoir tout dit et c'est aujourd'hui. Il nous laisse de merveilleux livres".

Certains lui valurent de fulgurants succès, ainsi ceux de sa période vénitienne : Le vent du soir en 1985, puis Le bonheur à San Miniato deux ans plus tard, ou Histoire du Juif errant en 1990 et La douane de mer en 1994. La parution de chacun de ses ouvrages devenait un événement culturo-médiatique. Jean d'Ormesson sera entre 1975 et 1990 l'écrivain le plus souvent invité à Apostrophe.

Ces dernières années, d'Ormesson multiplia les recueils de ses chroniques ou des romans plus abscons sur l'univers, Dieu et la place de l'homme dans l'univers. Son livre La conversation, savoureux dialogue entre Cambacérès et Bonaparte, lui procura un plaisir qu'il n'avait pas encore connu : celui de remplir tous les soirs le théâtre Hébertot à Paris. Au printemps 2015, il ne cacha pas sa fierté d'entrer de son vivant dans la Pléïade comme Kundera, Gide et Levy-Strauss avant lui. Un plaisir qu'il eut le temps de savourer plus de deux ans...

Né à Paris le 16 juin 1925, d’une famille de conseillers d’État, de contrôleurs généraux des finances, d’ambassadeurs de France et de parlementaires, cet agrégé de philosophie, ancien élève de l’École normale supérieure, reçu entre-autres, le Grand prix du roman de l’Académie française pour La Gloire de l‘Empire, en 1971.

Directeur général du Figaro (1974-1977), il fut Secrétaire général, puis Président du Conseil international de la philosophie et des sciences humaines à l’UNESCO.

Il fut élu à l‘Académie française le 18 octobre 1973.

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