L’hu­mo­riste Jarry évoque ses deux enfants avec son compa­gnon, face à Jean-Chris­tophe Camba­dé­lis opposé à la GPA

Heureux papa depuis l’été 2016, l’hu­mo­riste, comédien et metteur en scène français, Jarry, a confié, ce samedi 14 octobre, dans « Salut les terriens » sur C8, son bonheur d’avoir pu exau­cer son rêve de pater­nité. Des confi­dences qui ont rapi­de­ment laissé place à un débat autour de la GPA (gesta­tion pour autrui) avec Jean-Chris­tophe Camba­dé­lis, ex-premier secrétaire du PS, opposé à la pratique.

« Quand on se découvre homo­sexuel, on se dit que ça nous est inter­dit… et moi depuis que j'étais tout petit je m'imagi­nais papa. Le 30 juin 2016, ils sont nés. Ça a été un cri et une bles­sure et je le souhaite à tout le monde, vrai­ment, d'être papa. Je suis telle­ment fier d'être papa », a-t-il insisté.

Mais il déplore les réflexions s'insurgeant de sa décision d'avoir eu recours à la GPA, encore interdite aujourd’hui en France : « C'est diffi­cile. Il y a encore des gens dans la rue qui me disent 'Vous vous rendez compte de ce que vous avez fait ?' ou 'Elle est où la maman ?', 'Qu'est-ce que vous allez racon­ter à vos enfants ?' J'arrive pas à comprendre que les gens ne se disent pas 'C'est quoi le mal en fait d'aimer ?' Je comprends pas, c'est comme la Manif pour tous qui nous sort une affiche qui compare des enfants à des légumes... »

L'humoriste a en outre raconté une très émouvante anecdote sur les derniers instants de son père « homophobe, mais qu'il a « accompagné jusqu'à la fin. C'était un homme avec qui je ne m'entendais pas du tout et qui a toujours dit, quand on appelait à la maison, "J'ai pas de fils qui s'appelle Jarry." Les dernières minutes de sa vie, il m'a dit, vraiment, ce mot : "Vis !"... Ça fait du bien ! Je suis né à ce moment-là, je pense." »

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